Anatomie générale

De nombreuses pièces d’anatomie humaine sont conservées dans cette section, groupées par appareils.

Les systèmes nerveux, vasculaire, locomoteur, génito-urinaire, et autres, sont représentés par différents types de pièces.

Les pièces naturalisées selon la technique de Fragonard

Après une dissection minutieuse mettant en évidence les structures d’intérêt, la pièce est séchée, peinte puis vernie. Ces pièces sont nombreuses et résistent bien au temps. Les concours anatomiques en ont fournit une part importante. De plus, chaque fois qu’une anomalie anatomique était constatée au cours d’une dissection, la pièce était conservée. Cette technique a été mise en place au XVIIIe siècle par Honoré Fragonard, cousin du peintre rococo Jean-Honoré Fragonard.

Anatomie naturalisée
Anatomie naturalisée

Les pièces en bocaux

Les plus anciennes du musée datent de la fin du XVIIe siècle, le liquide de conservation était alors de l’alcool. Depuis 1860, c’est un mélange à base de formol qui est utilisé. Le système nerveux central est représenté par 300 pièces. L’anatomie topographique (c’est à dire l’étude des éléments et rapports d’une région donnée) est illustrée par des coupes de thorax, de tête ou de membres.

Les pièces obtenues par injection-corrosion

Cette technique, attribuée à Léonard de Vinci, consiste à injecter dans un organe creux (les cavités cardiaques, par exemple), une résine. L’organe est ensuite dissous dans une solution acide, seul le moulage en négatif subsiste.

Technique de l'injection-corosion
Technique de l’injection-corosion

Les cires anatomiques

Ce sont les modèles artificiels les plus nobles, avant le plâtre et le papier mâché. Les plus anciennes cires du musée datent de la seconde moitié du XIXe siècle et portent pour la plupart la signature de Tramond. Ce sont de véritables oeuvres d’art, réalisée d’après nature avec parfois des éléments humains (crâne, cheveux, dents), destinées à l’apprentissage de l’anatomie. La céroplastie est, à notre connaissance, un art oublié qui a laissé sa place à des moulages en plastique.

Cire de Talrich
Cire de Talrich

Voir également…

Le Traité d’anatomie du docteur Bourgery (1834) :
Splendide travail, surtout en ce qui concerne l’iconographie.